Chère Diane…
Après avoir visité la grotte de Pech Merle, nous retournons à Cahors. Tandis que le groupe presse rentre à Paris, nous rencontrons Anne Camille Allueva, artiste photographe, dans un bar de Cahors. Son travail questionne les limites entre image et sculpture, planéité et surface, ligne et plan, opacité et transparence. Esthétique minimaliste, noir et blanc, découpes franches, contraste poussé. Son mot préféré est « pli », notion qui, dans sa manière de faire transition entre plan et volume, me paraît très juste à l’égard de son travail. Nous discutons de l’utilisation du flash et de savoir s’il aplatit ou fait ressortir les volumes. Dans tous le cas, il est vecteur de la grande radicalité du travail d’Anne Camille, qui parle de délimitations, d’espace, de corps absents, de limites, de mesures et d’illusions. Elle m’offre deux tirages, ce qui me touche beaucoup.
http://www.annecamilleallueva.com

Anne Camille Allueva, Faire les 100 pas, série Tape, 2012, 400 x 300 cm
Ce sera mon dernier rendez-vous, chère Diane, mon premier séjour touche à sa fin…
Ce qui n’est pas plus mal, car la fatigue me gagne et le trop-plein d’informations emmagasinées commence à m’embrouiller le cerveau.